Association « un but pour l’espoir » : le foot comme une aide, plus un frein

Publié le 07 octobre 2020

Quand le football devient une aide, plus un frein

L’association angevine « Loïc Théron, un but pour l’espoir » propose aux enfants et personnes avec des maladies chroniques de pratiquer un football à la fois ludique et adapté. Son créateur, Florent Théron, nous en dit plus.  

 

Comment est née l’association « un but pour l’espoir » ?
Je viens d’une famille de « footeux » et suis moi-même un passionné de football depuis l’enfance. J’ai été en surcharge pondérale jusqu’à 13 ans et c’est grâce à un entrainement adapté, au suivi d’un nutritionniste spécialisé pour les sportifs, mais aussi à un suivi psychologique et au soutien de ma famille que j’ai pu perdre 10 kg. J’ai réalisé que le sport n’était plus un frein mais une aide et à 19 ans, j’ai pu côtoyer le milieu professionnel (niveau national 3).  En 2000, j’ai perdu mon père d’une tumeur au cerveau. C’est ce qui m’a décidé à créer l’association « Loïc Théron, un but pour l’espoir », qui porte son nom.


Pouvez-vous nous parler de « l’académie foot de cœur » ?
L’académie a été créée en 2018, elle est ouverte aux enfants (6 -13 ans) et adultes atteints de maladies chroniques, mais aussi souffrant d’obésité ou de problèmes de motricité. Nous leur proposons une pratique du football adaptée à leur pathologie, pour qu’ils ne soient pas laissés de côté. Notre objectif est double : leur faire pratiquer leur passion avec un enseignant APA (activité physique adaptée) et les valoriser en fin d’année en organisant un tournoi de foot caritatif contre des clubs professionnels reconnus comme le Stade Rennais, le FC Nantes… Cet événement nous permet également de sensibiliser le grand public sur ces maladies et de récolter des fonds.


Quels sont les nouveaux programmes que vous proposez ?
Depuis 2019, nous avons lancé le foot marchant, qui est né en Grande-Bretagne il y a 20 ans pour les personnes de plus de 45 ans avec des problèmes de dos. C’est un foot qui se pratique en marchant et sans contacts. En pratique, nous avons plutôt attiré des plus de 65 ans, mais nous sommes aussi ouverts à des jeunes avec des maladies chroniques, notamment l’obésité.
Nous avons aussi lancé dans le cadre de l’académie une activité de foot réduit, qui se joue à cinq contre cinq.


Et en quoi consiste votre expérimentation de foot e-sport ?
Cette expérimentation sera lancée cette année, à destination des jeunes en situation d’obésité. L’objectif est de leur faire reprendre goût à l’activité physique, en le conciliant avec leur passion des jeux vidéo. Nous mettons en place un « contrat » entre l’ado, le club et les parents : l’ado s’engage à jouer au foot une fois tous les 15 jours en étant encadré par un enseignant APA ; en contrepartie il bénéficie le vendredi soir d’une séance de jeu vidéo encadrée par un joueur reconnu dans le milieu des jeux vidéo (FIFA). Ce dernier lui donne des astuces pour s’améliorer dans son jeu, il le sensibilise également au travers différents messages sur le sommeil, la nutrition, les écrans… Nous espérons qu’au fur et à mesure de cette double pratique, les jeunes reprennent des entrainement de foot toutes les semaines.


Quels sont vos partenaires privilégiés ?
Nous pouvons compter sur le soutien de la Fédé ration Sports pour tous, qui relaye nos activités, ainsi que sur Orhon sports et la fondation l’Adresse. Nous avons également des partenariats avec le club de foot aux Ponts de Cé et avec l’Intrépide d’Angers, qui nous cèdent des créneaux. Et puis il y a les « grands » clubs professionnels qui viennent jouer avec nos jeunes à l’occasion du tournoi caritatif, parrainé par Yves Deroff (ancien joueur FCNA ; Angers SCO).


Quels sont vos souhaits pour l’année à venir ?
Nous avons organisé des portes ouvertes en septembre pour présenter nos nouvelles activités. Nous avons eu un plutôt bon démarrage avec le foot marchant. La communication sur le foot pour les 6-13 ans et le foot e-sport est prévue en novembre. Nous essayons de trouver de nouveaux partenariats, mais ce qui complique les choses, c’est le Covid-19 bien sûr, car cela concerne des publics à risque. Mon souhait, c’est que l’on arrive à communiquer davantage auprès des structures angevines, on a besoin d’encore plus de relais.

Propos recueillis par Anne-Cécile Adam

 

Tarifs :

Licence académie foot2coeur de 6 à 13 ans : 55 euros l’année.
Licence programme e-sport / foot et foot marchant : 85 euros l’année.

Contact :
Florent Théron
theron.florent@laposte.net
06 73 87 44 12.