2026/04_Conseil de l'ordre des médecins - Rapport Nutrition et obésité
Ce rapport du conseil national de l'ordre des médecins s'intitule Nutrition et Obésité : entre urgence de santé publique et encadrement médical éthique. Il souligne que la nutrition est essentielle pour prévenir des maladies comme l’obésité et les troubles métaboliques, et qu’elle doit être prise en charge de manière coordonnée par des professionnels de santé qualifiés. Il met aussi en garde contre les pratiques non encadrées et les faux experts, tout en appelant à mieux réglementer ce domaine pour garantir des soins efficaces et sécurisés.
2026/04_L'obésité : une maladie chronique complexe
Cette étude analyse les débats récents autour de l’obésité, notamment sa reconnaissance comme maladie chronique et l’évolution de ses critères diagnostiques à la lumière de nouveaux traitements médicamenteux efficaces. Elle souligne les limites de l’indice de masse corporelle et recommande d’intégrer des mesures plus précises comme la graisse viscérale et la composition corporelle pour mieux évaluer les risques. Enfin, elle défend l’idée que l’obésité doit être considérée comme une maladie complexe, influencée par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, nécessitant une prise en charge globale.
2026/04_Obésité métaboliquement saine et risque cardiovasculaire
Cette étude de cohorte sur 20 ans montre que l’obésité, indépendamment du statut métabolique, constitue un facteur important de risque cardiovasculaire et doit être prise en compte dans la prévention.
2026/04_Obésité pédiatrique : scores de vulnérabilité et de complexité
L’évaluation de la complexité des situations d’obésité pédiatrique est une étape clé permettant l’optimisation du parcours de soins. Cette étude avait pour objectif de décrire et d'évaluer la pertinence de deux outils : Ivop (indice de vulnérabilité de l’obésité pédiatrique) et Escop (estimation de la complexité des situations d’obésité pédiatrique). Elle a été réalisée auprès de 53 enfants suivis au Centre spécialisé obésité (CSO) pédiatrique du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux en 2022.
Malgré certaines limites méthodologiques, l’Ivop semble être un outil sensible et reproductible, permettant une évaluation plus globale et nuancée de la vulnérabilité que le score Épices, conçu pour l’évaluation des situations socio-économiques des adultes. L’outil Escop apparaît comme un moyen performant pour estimer le niveau de complexité.
2026/04_Produits laitiers, diabète de type 2 et syndrome métabolique
Cette revue montre que la consommation de produits laitiers, intégrée à une alimentation équilibrée, pourrait réduire le risque de diabète de type 2 et de syndrome métabolique. L’effet protecteur est particulièrement solide pour les produits fermentés (comme le yaourt), tandis que le lait a un effet globalement neutre ou bénéfique. Les résultats concernant le fromage et le beurre sont plus contrastés, mais les preuves d’un effet négatif restent limitées.
2026/03_Insatisfaction corporelle chez les ados
Cette étude analyse l'insatisfaction corporelle à partir de vastes enquêtes internationales couvrant plus de 290 000 adolescents dans 41 pays. Elle montre que les filles sont systématiquement plus insatisfaites de leur corps que les garçons, et que cet écart est plus marqué chez les adolescents plus âgés, favorisés socialement ou ayant un IMC plus élevé, avec des effets plus forts sur leur bien-être et leur santé mentale. Enfin, les résultats suggèrent que cet écart est paradoxalement plus important dans les pays développés, en partie à cause de normes sociales et de stéréotypes liant davantage les femmes à leur apparence.
2026/03_Alimentation émotionnelle, symptômes dépressifs et poids corporel
L’étude montre que les scores d’alimentation émotionnelle sont plus élevés chez les personnes obèses et qu’ils sont associés à des IMC plus importants, ainsi qu’à des émotions négatives. L'alimentation émotionnelle apparaît comme un facteur clé de l’obésité, indépendamment de la dépression ou de l’activité physique. Ces résultats soulignent l’importance d’intégrer les dimensions émotionnelles dans la prise en charge de l’obésité.
2026/02_ Nouvelles recommandations sur les dyslipidémies
Les recommandations françaises sur les dyslipidémies viennent d’être actualisées par 4 sociétés savantes. Elles préconisent un dépistage plus large et systématique à partir de respectivement 40 ans chez les hommes et 50 ans chez les femmes. Elles précisent également la stratégie thérapeutique et l’importance du mode de vie, notamment de l’alimentation :
• 25 à 40 g de fibres par jour (dont 7 à 13 g de fibres solubles),
• Limiter les graisses saturées (moins de 7 % de l'apport énergétique) et trans (moins de 1%) au profit des graisses insaturées
• Maximum 50 % de l’apport énergétique journalier en glucides en évitant le fructose,
• Maximum 7 œufs par semaine.
2026/02_Réduction des graisses chez l'enfant : une cause de l'obésité ?
Cet article souligne le paradoxe entre hausse de l'obésité et baisse de consommation de graisses chez les enfants. Il suggère que la restriction précoce en lipides, essentiels au développement, pourrait perturber le métabolisme et favoriser le stockage des graisses à long terme.
2025/12_L'OMS publie des lignes directrices sur l'utilisation des analogues du GLP-1
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de publier ses premières lignes directrices sur l’utilisation des analogues du peptide-1 de type glucagon (GLP-1) dans le traitement de l’obésité chronique ou récidivante. Dans ces nouvelles lignes directrices, l’OMS émet des recommandations conditionnelles relatives à l’usage de ces traitements pour aider les personnes obèses à surmonter ce grave problème de santé, dans le cadre d’une approche globale incluant une alimentation saine, une activité physique régulière et le soutien de professionnels et professionnelles de santé.
2025/11_Orforglipron : premier agoniste oral non peptidique des récepteurs GLP-1
Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a évalué l’efficacité et la tolérance de l’Orforglipron chez des adultes obèses sans diabète. Les résultats montrent que lorforglipon induit une perte de poids comparable aux agonistes injectables et améliore plusieurs paramètres métaboliques. Des effets indésirables étaient néanmoins observés au niveau gastro-intestinal, simialires à ceux induits par les traitements injectables. L’orforglipron ouvre la voie à un traitement oral quotidien, potentiellement plus facile à intégrer dans la vie quotidienne des patients, en complément d’un suivi nutritionnel, psychologique et d’une activité physique adaptée.
2025/09_Traitement de l'obésite par chirurgie bariatrique ou agonistes GLP-1
Cette étude compare les effets des différents traitements sur la perte de poids et les coûts de santé. Les résultats suggèrent que la chirurgie bariatrique est associée à une perte de poids plus importante et plus durable, ainsi qu’à des coûts à long terme plus faibles que les traitements par agonistes des récepteurs du GLP-1.
2025/07_Priorités nutritionnelles pour accompagner les thérapies médicamenteuses à base d’analogues de GLP-1
Plusieurs sociétés savantes américaines (The American College of Lifestyle Medicine, The American Society for Nutrition, The Obesity Medicine Association, The Obesity Society) publient un avis conjoint sur les principaux risques nutritionnels liés aux traitements à base d'analogues de GLP-1 et la nécessité d'un accompagnement des patients.
2025/07_Recommandations de prescriptions de plusieurs médicaments chez les patients en situation d'obésité sévère: consensus d'experts français
Il s’agit de la première étude pour produire un résumé des recommandations consensuelles pour plusieurs classes de médicaments chez des patients atteints d’obésité sévère. Elle fournit un consensus d’experts sur l’utilisation des cinq classes de médicaments thérapeutiques les plus couramment prescrits et élabore une liste de recommandations pour la prescription de médicaments chez les patients atteints d’obésité sévère.
2025/02_HAS : SURPOIDS et OBESITE chez la femme: depistage et accompagnement
Recommandations de bonnes pratiques
L’obésité est une maladie chronique complexe qui entraîne des conséquences sur la santé et la qualité de vie de toute personne, et en particulier des femmes.
La santé globale des femmes peut être améliorée grâce à des actions à mettre en œuvre :
En prévention et dès le diagnostic d’un surpoids ou d’une obésité.
En particulier pour accompagner plusieurs étapes de la vie des femmes : période préconceptionnelle, grossesse, période postnatale, grossesse après chirurgie bariatrique, périménopause et ménopause.
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2025/01_Définition et critères de diagnostic de l'obésité clinique_commission "THE LANCET"
Bien qu'il soit prouvé que certaines personnes souffrant d'adiposité excessive souffrent d'une mauvaise santé en raison de l'obésité, l'obésité est généralement considérée comme un signe avant-coureur d'autres maladies et non comme une maladie en soi. L'idée de l'obésité en tant que maladie reste donc très controversée. De plus, les mesures actuelles de l'obésité basées sur l'IMC peuvent à la fois sous-estimer et surestimer l'adiposité et fournir des informations inadéquates sur la santé au niveau individuel.
Cette commission a cherché à définir l'obésité clinique comme un état de maladie qui, à l'instar de la notion de maladie chronique dans d'autres spécialités médicales, résulte directement de l'effet de l'adiposité excessive sur la fonction des organes et des tissus. L'objectif spécifique de la commission était d'établir des critères objectifs pour le diagnostic des maladies, facilitant la prise de décision clinique et la priorisation des interventions thérapeutiques et des stratégies de santé publique.
2025_Risques nutritionnels de la chirurgie bariatrique
La chirurgie bariatrique (CB) est un traitement efficace de l’obésité qui améliore la qualité de vie des patients en induisant une perte de poids significative, en réduisant les comorbidités telles que le diabète de type 2, l’hypertension, les dyslipidémies, le syndrome d’apnée du sommeil et les limitations physiques associées à l’obésité. Cependant, la CB peut entraîner une perte excessive de poids ou de masse musculaire, définissant une dénutrition. Certains facteurs, notamment les troubles du comportement alimentaire, les complications chirurgicales, les CB multiples et la grossesse, peuvent favoriser la dénutrition post-CB, nécessitant un dépistage précoce et une intervention appropriée. En cas de dénutrition sévère, une prise en charge par nutrition artificielle, de préférence par voie entérale, est nécessaire et efficace, sans effets indésirables majeurs. De plus, la CB entraîne des carences nutritionnelles importantes en vitamines et oligoéléments, justifiant une surveillance clinicobiologique régulière et une supplémentation à vie.
2024/05_ Les stratégies alimentaires et d’activité physique aident-elles à prévenir l’obésité chez les enfants et les jeunes de 12 à 18 ans ?
Les données probantes démontrent que les interventions diététiques peuvent avoir peu ou pas d’effet sur l’obésité chez les adolescents. Il existe des données probantes peu fiables indiquant que les interventions en matière d’activité physique peuvent avoir un léger effet bénéfique sur l’IMC lors du suivi à moyen et à long terme. Les interventions en matière de régime alimentaire et d’activité physique peuvent n’entraîner que peu ou pas de différence. Fait important, cette revue mise à jour suggère également que les interventions visant à prévenir l’obésité dans ce groupe d’âge peuvent n’entraîner que peu ou pas de différence en termes d’effets indésirables graves.
2024/02_Corrélations entre l'IMC de l'enfance, l'insatisfaction corporelle et la dépression à l'adolescence : une étude observationnelle utilisant l'UK Millennium Cohort Study
À l’échelle mondiale, les adolescents présentent davantage de symptômes dépressifs que par le passé. Un IMC élevé est un facteur de risque de symptômes dépressifs, agissant potentiellement via une insatisfaction corporelle accrue. Des preuves longitudinales solides de ces associations pourraient aider à éclairer les interventions préventives, mais ces preuves restent rares. Nous avons étudié les associations longitudinales entre l’IMC à 7 ans et les symptômes dépressifs à 14 ans, l’IMC à 7 ans et l’insatisfaction corporelle à 11 ans, et l’insatisfaction corporelle à 11 ans et la dépression à 14 ans. L'IMC à 7 ans était associé à des symptômes dépressifs plus importants à 14 ans et à une plus grande insatisfaction corporelle à 11 ans. Une plus grande insatisfaction corporelle à 11 ans était associée à des symptômes dépressifs plus importants à 14 ans.
Toutes ces associations étaient deux fois plus importantes chez les filles que chez les garçons. L'insatisfaction corporelle expliquait 43 % de l'association entre l'IMC et la dépression chez les filles.


