Recommandations de l’Anses pour les enfants, personnes âgées et femmes enceintes

Publié le 27 juin 2019

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire a diffusé le 25 juin dernier ses recommandations et ses nouveaux repères alimentaires pour les populations spécifiques, à savoir les enfants de 0 à 17 ans, les personnes âgées et les femmes enceintes ou allaitantes.

 

Dans le cadre du Programme national nutrition santé, l’Anses est chargée d’élaborer les repères alimentaires pour la population adulte et les populations spécifiques. En complément des repères de 2017 élaborés pour la population générale adulte, l’Agence a publié le 25 juin 2019  quatre nouveaux avis relatifs aux repères alimentaires de populations spécifiques, à savoir les enfants de 0 à 17 ans, les personnes âgées et les femmes enceintes ou allaitantes. Les experts de l’Anses ont pris en compte les spécificités et les besoins nutritionnels de chacune de ces populations, et, pour les plus de 3 ans, les données épidémiologiques ainsi que les données des apports nutritionnels actuellement observés en France.

 

  • La diversification alimentaire du nourrisson : une étape essentielle
    L’alimentation des nouveau-nés et des tout-petits comprend différentes étapes de transition : une alimentation ombilicale qui passe à une alimentation orale à base uniquement de lait, puis l’introduction d’aliments variés et notamment solides (1re phase de diversification) et enfin le passage aux aliments de la table familiale (2e phase de diversification).

Dans son avis sur les enfants de 0 à 3 ans, l’Anses précise les pratiques de diversification permettant de favoriser l’acceptation de nouveaux aliments :
-Un début de la diversification entre 4 mois révolus et pas après 6 mois ;
– L’offre d’un maximum d’aliments variés entre 5 et 18 mois, fenêtre favorable d’acceptation de nouveaux aliments ;
– La présentation répétée d’un aliment initialement refusé ;
– L’importance accordée au moment des repas.
– Par ailleurs, de nombreux produits ciblant les jeunes enfants peuvent contribuer à leur apporter des quantités excessives de sucres totaux. L’Anses souligne l’importance d’établir des critères de teneur en sucres pour que ces produits soient adaptés aux jeunes enfants.

 

  • Enfants de 4 à 17 ans : alerte sur la consommation excessive de sucres
    Chez les enfants à partir de 4 ans, l’Anses alerte sur les apports excessifs en sucres en particulier chez les plus petits et appelle les pouvoirs publics à mettre d’urgence en place des mesures afin de réduire les risques encourus. L’Agence met notamment l’accent sur deux leviers prioritaires : les boissons sucrées et les pâtisseries-biscuits-gâteaux, fréquemment proposés au moment du goûter. En effet, ces aliments sont riches en sucres et présentent un faible intérêt nutritionnel. Il convient de les substituer par d’autres aliments plus intéressants qualitativement tels que les produits laitiers sans sucres ou d’autres aliments riches en calcium ainsi que des fruits frais (c’est-à-dire non transformés) et des fruits à coque.

 

  • Femmes enceintes et allaitantes : des aliments bénéfiques pour la santé de la mère et de l’enfant
    Dans son avis, l’Anses met en évidence des groupes d’aliments présentant des bénéfices spécifiques pour la santé de la mère et de l’enfant pendant la grossesse ou l’allaitement maternel : produits laitiers, fruits et légumes et poissons. Consommer ces aliments permet également de couvrir les besoins en certains nutriments indispensables pour ces populations (fer, iode, vitamine B9, vitamines A et C uniquement pour les femmes allaitantes).
    L’Anses recommande aux femmes en âge de procréer de veiller à leur équilibre alimentaire sans attendre d’être enceintes afin d’assurer dès la conception un statut nutritionnel satisfaisant et compatible avec les besoins du fœtus et de la mère.

 

  • L’activité physique protège des maladies liées au vieillissement
    L’Anses souligne des bénéfices liés à la pratique d’une activité physique pour assurer l’équilibre alimentaire des personnes âgées et prévenir certaines maladies liées au vieillissement. Au regard de la diminution des besoins énergétiques avec l’âge, maintenir les quantités habituellement consommées pour couvrir les besoins nutritionnels est possible en augmentant légèrement l’activité physique.  Si, toutefois, il n’est pas possible d’augmenter l’activité physique et de diminuer les temps de sédentarité pour certaines de ces personnes, il est alors recommandé de diminuer légèrement les portions pour certains aliments sauf les fruits, légumes, poissons, mollusques, crustacés et féculents complets afin de couvrir les besoins nutritionnels.