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A lire ce mois-ci _ Bulletin n°8


Epidémiologie et sociologie de l’obésité

  • Corpulence des enfants de 7 à 9 ans scolarisés en CE1-CE2 en France en 2016, étude santé publique France

La nouvelle étude de l’INVS montre une confirmation de la stabilité du surpoids et de l’obésité chez les enfants de 7 à 9 ans. Pour la première fois, une baisse significative a même été observée chez les garçons. La différence entre les filles et garçons s’est en revanche accentuée. Par ailleurs, une augmentation significative de la maigreur des filles a été mise en évidence.

http://invs.santepubliquefrance.fr/fr./Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2018/Corpulence-des-enfants-de-7-a-9-ans-scolarises-en-CE1-CE2-en-France-en-2016

 

  • En France, les sujets obèses ont plus souvent recours aux urgences que les sujets de poids normal : pourquoi ?

Etude issue de la cohorte constances, réalisée sur 21000 personnes de poids normal et 5000 personnes obèses. D’après les résultats les hommes et les femmes obèses avaient plus de risque d’être admis aux urgences que leurs semblables de poids normaux. Ce risque augmente avec le degré de sévérité de la maladie. L’échantillon de personnes obèses avait par ailleurs plus d’antécédents de maladies cardiovasculaires et respiratoires et avait un statut socio-économique plus faible que les individus de poids normaux. Ces résultats montrent l’importance d’adapter l’offre et le matériel dans les services d’urgence en France.
http://www.constances.fr/actualites/2018/obesite-urgences.php

  •  Travail posté et travail de nuit : quels liens avec l’obésité ?

Méta-analyse réalisée sur 28 études. L’agrégation des données montre un risque significativement plus important de développer une obésité, particulièrement une obésité abdominale, pour les individus travaillant sur un poste fixe et ceux travaillant de nuit. Le travail de nuit seul semble être un facteur de risque majeur. Les auteurs préconisent donc d’adapter les postes de travail de nuit et d’éviter l’exposition au poste sur de trop longues durées.

https://www.cerin.org/etudes/travail-poste-travail-de-nuit-liens-lobesite/   

 

  • Sommeil et obésité chez les enfants et les adolescents

Méta-analyse reprenant 42 études démographiques sur des nourrissons, des enfants et des adolescents. Les données de deux groupes distincts ont été analysés : ceux dormant autant que les recommandations faites par catégorie d’âge et ceux dormant moins que les recommandations. Il apparaît que les enfants ayant une durée de sommeil nocturne inférieure aux recommandations ont pris plus de poids à l’adolescence et l’âge adulte que leurs homologues dormant suffisamment. Par ailleurs, les petits dormeurs ont un risque plus important de développer un surpoids ou une obésité. Cette étude montre l’importance de prendre en compte le levier « sommeil » dans les campagnes de prévention du surpoids chez l’enfant.

https://www.nutripro.nestle.fr/dossier/nutrition-pathologies/surpoids-et-obesite/surpoids-et-obesite-de-lenfant-et-de-ladolescent/sommeil-et-obesite-chez-les-enfants-et-les?utm_campaign=Newsletter&utm_source=NL_Mai%20&utm_medium=breve2  

 

Chirurgie bariatrique

  •  Complémentarité de la chirurgie bariatrique et de l’activité physique

Revue de littérature sur l’impact d’une prise en charge en activité physique des personnes opérées d’une chirurgie de l’obésité. Les 11 études analysées montrent toutes une diminution des comorbidités et complications plus importante que lors d’une chirurgie seule. Les effets sur le poids sont discordants mais les protocoles d’entrainement diffèrent d’une étude à l’autre. Cela montre la nécessité d’une prise en charge de l’activité physique dans la phase post-opératoire. Il est également nécessaire d’approfondir les études sur le sujet pur identifier quelle est la prise en charge la plus adaptée pour pérenniser les effets de la chirurgie.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0765159717302058

 

  •  La cohorte nationale opérée de chirurgie bariatrique : un impact important sur le profil métabolique mais pas sur d’autres comorbidités à six ans

Cette étude dresse les résultats d’une cohorte nationale de 15650 patients opérés d’une chirurgie bariatrique en 2009 suivis sur 6 ans. Elle a comparé les profils métaboliques et la consommation de médicaments de ces patients à des témoins obèses non opérés.  Résultats : alors que les consommations de médicaments antidiabétiques, antihypertenseurs, hypolipémiant augmentent chez les témoins, elle diminue nettement à 6 ans pour les personnes opérées. Cela montre une amélioration du profil métabolique des opérés. Cependant la consommation d’antidépresseurs, d’opioïdes et d’anxiolytiques reste semblable entre les groupes.

Les personnes opérées consomment globalement moins de traitements mais elles en ont toujours besoin six ans après l’intervention. Le profil psychologique ne s’est pas amélioré, d’où l’importance du suivi.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0398762018301135

 

Prise en charge de l’obésité

 

  • Impact d’un programme de perte de poids basé sur la modification des habitudes de vie en situation réelle

Etude réalisée sur patients obèses et diabétiques de type 2. L’objectif était de montrer l’efficacité d’un programme d’éducation thérapeutique composé d’une phase intensive de 20 semaines avec des séances de thérapies cognitivo comportementales, des conseils diététiques et d’activité physique personnalisés suivie d’une phase de maintien en groupe de 12 semaines. Résultats : 40% des 808 participants au programme ayant assisté à 7 sessions sur 9 ont montré une perte de poids supérieure à 5kg avec une réduction significative de l’Hba1c et une stabilisation du traitement antidiabétique. Les effets à trois ans se sont prolongés mais l’étude n’a pas pu montrer d’effets à plus long terme.

Une approche personnalisée, basée sur le changement de comportement, semble avoir des effets positifs sur le diabète de type 2 et la perte de poids à moyen terme.

En anglais :  https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/dom.13171

 

Pédiatrie

 

  • Surpoids et obésité de l’enfant, ce qu’en savent vraiment les parents

A l’occasion de la journée européenne de l’obésité, le site mpedia (site de l’association française de pédiatrie) a mené une enquête auprès de 1018 parents.

Ainsi, on apprend que : Seulement 35% calculent l’IMC de leur enfant, 65% ne prêtent pas d’attention particulière au poids. Quelques chiffres inquiétants sur la sédentarité également : 37% n’envisagent pas systématiquement une sortie le week-end et enfin 26% déclarent que leurs enfants ne pratiquent aucune activité physique…

https://afpa.org/surpoids-lobesite-de-lenfant-focus-quen-savent-vraiment-parents-francais-quil-faudrait-dire-enquete-mpedia/

 

Agenda
Conférence Benjamin Delessert
"Passerelle : de l'enfant à l'adulte, de la nutrition à la psychiatrie"